C’est pour de toute autres raisons que les nôtres que certains antiques défendaient la pédérastie : c’était surtout par misogynie – l’amour des garçons virilise, celui des femmes dévirilise. Le guerrier doit trouver son repos et tremper son ardeur dans le corps franc et musclé d’un éphèbe et non amollir ses sens dans la couche d’une femme pleine de caresses et d’artifices ; autant dire que s’ils voyaient l’homosexualité contemporaine, ces pédérastes antiques n’auraient que mépris pour ses travestissements et efféminations et défendraient sans doute la virile stature du paterfamilias… A moins que, comme les raille entre autres Plutarque en son Erotikos, la haute moralité dont ils parent leurs mœurs amoureuses ne soient que le vertueux habit de leur secrète lubricité d’amateurs de jeunes garçons et d’enculeurs d’adolescents…

L’amour, c’est l’acceptation de l’autre. Aimer quelqu’un, c’est le laisser être, le laisser déployer son être, sa personne, sa personnalité, sa différence. L’homosexualité est un faux amour, elle est refus de l’autre, de sa personne, de sa différence. Elle est, au nom de la différence, un refus de la différence. Elle est un narcissisme radical qui se projette, un nombrilisme sans fond (pour ne pas dire pire…). Elle n’est que recherche du même et de soi-même, elle participe pleinement à cette culture du narcissisme naguère analysée et dénoncée par Christopher Lasch, elle en est son symptôme le plus flagrant. Elle n’est qu’un « Je m’aime toi non plus… » Narcisse, « tombé amoureux d’un fantôme sans chair », comme dit Ovide, va vers le néant et la mort. Comme pour Narcisse, l’homosexualité n’est qu’illusion et suicide, piège mortel, impasse, voie sans issue, fosse, trou noir d’où rien ne peut sortir de fécond… Elle est la maladie des peuples fatigués, des siècles décadents, des sociétés finissantes. Rome de la chute de l’empire, Paris de la fin des Bourbons étaient ravagées d’homosexualité. Elle est le signe avant-coureur des effondrements, des révolutions, des bouleversements, des invasions, des catastrophes. Elle est le symptôme même de la décadence, de la perte de sens, de l’anomie. Sa joie bruyante et fabriquée est sans avenir, ses plaisirs criards et tapageurs sans postérité. Les homosexuels sont les sacrifiés des époques perdues, qui se consument eux-mêmes dans des immolations absurdes. Ils sont les suicidés des sociétés sans foi ni avenir, les enfants monstrueux des générations jouissives, hédonistes et inconséquentes, leurs minotaures dévorateurs enfermés dans les labyrinthes sans buts des siècles insensés. Il y a certes toujours des homosexuels, mais quand ils se reproduisent et tiennent le haut du pavé, c’est que ça va mal…

L’homosexualité est la forme extrême de cette perversion de l’amour où à travers l’autre ce n’est que soi-même que l’on cherche. D’où l’effrayant mimétisme qui règne dans le milieu gay et la destruction de la personnalité qui s’ensuit, et qui n’a guère d’équivalent que dans les grandes expériences totalitaires et révolutionnaires du siècle passé, et dans les mouvements sectaires extrêmes. Il se pourrait, selon les vieux vœux du MLF et du FHAR, que l’homosexualité devienne dans quelques sociétés alanguies et exsangues une nouvelle forme de révolution totalitaire ou d’épidémie sectaire.

Il est au goût du jour d’avoir un ami « homo » comme il fut naguère à la mode d’avoir des amis juifs, noirs ou arabes… (Souvenez-vous de cette belle réussite de la discrimination positive dans l’industrie cinématographique et télévisuelle où le public surnommait « Black de service » le protagoniste d’origine africaine…, caution morale antiraciste, maintenant souvent remplacé par la « folle de service »…) Mettons tout de suite les choses au clair : nous n’avons pas, nous n’avons jamais eu d’amis juifs, noirs, arabes ou homosexuels (pour reprendre les principales catégories de personnes que l’on dit ou a dit discriminées) : nous avons des amis – point. Ce qui n’empêche en rien que certains d’entre eux soient juifs, arabes, noirs, homosexuels ou tout ce qu’on voudra. Mais ce sont des amis avant tout, et pas des « amis-juifs », des « amis-arabes », etc. Mais si nous n’avons jamais perdu un ami à cause de sa négritude (selon l’expression non péjorative de Léopold Sendar Senghor), de son judaïsme ou autre, nous en avons perdu des amis à cause de l’homosexualité. Non que leurs pratiques sexuelles nous divisent au point d’empêcher l’amitié, mais parce que, vampirisée par l’identité collective gay, leur personnalité s’est fondue dans la masse, dissoute, dissolue, disparue. Il y a sans doute peu de mouvements sociaux contemporains qui pratiquent un tel lavage de cerveau, un tel bourrage de crâne (et pas seulement…), un tel conditionnement, un tel endoctrinement, une telle refonte de la personnalité, à part peut-être certaines franges islamistes. Ce n’est pas tant la chute de l’amitié que la perte de l’ami qui s’ensuit, la disparition de la personne que l’on a connue, rapidement lobotomisée, obsédée, fanatisée, ne parlant plus que de sa « sexualité différente » et de sa « communauté » et ne voyant plus rien qu’à travers leur prisme – comme il peut advenir dans certaines familles qui « perd » un de ses membres qui se fait musulman fanatique ou adepte d’une secte. La pseudo « communauté homosexuelle » relève par bien des aspects du phénomène sectaire. Elle en a toutes les caractéristiques, toutes les tares, tous les vices, elle en revêt tous les dangers – jusqu’à ces réseaux de séropositifs qui se transmettent volontairement le virus du sida dans une parodie sodomique de parrainage où ils se donnent par voie anale la maladie et la mort comme « cadeau », « don », « gift »…, selon leurs propres mots. Malheur d’ailleurs aux homosexuels par trop indépendants qui ne hurlent pas avec les loups et n’abjurent ni leurs idées ni leur personnalité ! Malheur à l’homosexuel discret qui n’étale pas sa vie privée en public et ne revendique rien, les brigades du coming out lui extorqueront un outing, le dénonçant s’il le faut. Malheur au « pédé de droite », à la « vieille tante réactionnaire » qui refuse en bloc le mariage, l’adoption, la gay pride , les lois contre l’ « homophobie » et toutes ces revendications de mauvais goût et autres conneries et emmerdements… Traîtres, hérétiques, collabos, transfuges, voilà ce qu’ils sont !

Il semble que l’on a largement dépassé les limites tolérables de l’ « homophobie »… Parlons-en justement ! Les lois contre l’homophobie, idéologiques et démagogiques, vont dans le sens contemporain des « droits » particuliers, abandonnant pernicieusement le sens traditionnel de la loi générale et universelle devant laquelle tous les citoyens sont égaux. On y a ajouté l’ « handiphobie » pour faire bonne mesure et la rendre moins spécifique, mais dans cette logique il faudra des lois qui précisent et prévoient chaque type de discrimination : négrophobie, arabophobie, judéophobie, islamophobie, christianophobie, sinophobie, nanophobie, et j’en passe… De plus, l’homosexualité n’est pas un état – comme être noir, blanc, handicapé… - mais une pratique. Pourquoi pas alors une loi contre la végétarophobie ? Qui obligerait tout restaurateur à proposer des menus végétariens ? Mais qui garantirait aussi une lutte contre la végétalophobie, assurant aux végétaliens des repas sans matière animale chez tout restaurateur ? La Halde, institution ubuesque, a malheureusement de beaux jours devant elle… Car corollaire et complément de ces lois contre la haine des herbivores, pour satisfaire tout le monde une loi interdirait le dénigrement et la discrimination envers la chasse, les chasseurs et toute espèce de carnivore… On le voit, cette logique absurde de lois particulières défendant les droits de catégories particulières de la population (mais les homosexuels forment-ils une catégorie, un groupe, une population ? Il est permis d’en douter… Quoi de commun entre la folle bodybuildée du Queen et le vieux coiffeur pédé du Bas-Poitou ou le précieux écrivain vieille France ?) et obligeant à catégoriser la population en groupes, pratiques et ethnies, est fondamentalement antirépublicaine et pernicieuse. Pour reprendre à nouveaux frais le célèbre mot de Coluche, qu’adviendra-t-il du fameux noir nain juif borgne et homosexuel ? Sera-t-il un peu plus égal que les autres ? Aura-t-il plus de droits que le Français moyen ? On a tendance à le croire, lorsque l’on voit s’ajouter à cette généralisation des droits privés les bêtises de la « parité et de la « discrimination positive »… Y aura-t-il bientôt une « prime à la différence » ? Comme dans certaine mairie bien connue où il fait bon appartenir à la même « communauté » que le maire ? Comme les monstres sacrés à la cour des rois du vieux Kongo ? Faudra-t-il souhaiter à ses enfants de naître handicapés et homosexuels ? Tout cela tourne à l’absurde. Les lois générales punissant la discrimination et le racisme sous toutes leurs formes étaient bien suffisantes, ajouter des lois protégeant des catégories particulières de la population n’est que démagogie et idéologie, clientélisme et corruption des principes d’une saine république.

Et que dire des revendications perverses de reconnaissance du « mariage homosexuel » - ô insondable antinomie ! – et de la « famille homoparentale » - ô absurde oxymoron ! Voilà, que, non content d’étaler au grand public leurs stériles amours, les homophiles réclament les mêmes droits conjugaux et familiaux que les hétérosexuels ! Voilà que, comme si l’absence de discrimination à leur égard ne leur suffisait pas, ils veulent singer les parents normaux et la famille naturelle – la seule vraie, la seule réelle ! Mais si la société doit absolument défendre, protéger et favoriser la famille, cellule sociale fondamentale, premier lieu de la génération et de l’éducation, donc absolument nécessaire à la régénération de la société et à la formation de ses citoyens, que lui apportent les amours homophiles ? Sont-elles utiles au bien commun, conformes à l’intérêt général ? Il fut même un temps, celui de la Réforme et des Lumières, où l’on considérait les ordres religieux, notamment contemplatifs, comme stériles et improductifs… Alors que dire de l’homosexualité ? Pourquoi la loi, qui sert le bien commun et l’intérêt général, devrait assurer à l’inutile homosexualité les mêmes droits et institutions qu’à l’à tout point de vue féconde hétérosexualité : mariage, famille, etc. ? Tous les vrai républicains, tous les authentiques serviteurs de la res publica, du bien public, tous les citoyens conséquents, tous les défenseurs du bon sens, de la common decency chère à George Orwell, devraient s’opposer avec fermeté à la reconnaissance de tels « droits » pour les homosexuels ! Qu’ils se contentent de vivre leurs amours déviantes en privé et soient déjà contents de pouvoir le faire – car tel n’est pas le cas dans de nombreux pays, islamiques notamment - au lieu de parader à tout va et réclamer ce qui ne leur revient pas ! Et suivant la dangereuse logique de la « discrimination positive » - qui est un vrai « racisme en négatif » -, faudra-t-il bientôt prévoir des quotas minimaux d’homosexuels dans les entreprises, les écoles, les représentations démocratiques et syndicales ? Ce à quoi nous assistons, sous couvert d’anodines revendications partant de bons sentiments – dont l’enfer est pavé, faut-il le rappeler…-, ce n’est ni plus ni moins qu’à la dissolution de la démocratie, la destruction de la république, la disparition du bien commun.

L’homosexualité est un désordre : un désordre mental, comportemental, moral, social, un désordre sentimental, un désordre amoureux. L’homosexualité est un mal, un mal social, un mal spirituel, un mal existentiel, et rien ne nous empêchera de le penser et de le dire – comme de penser et dire que deux et deux font quatre. La vérité – et la liberté avec, et la liberté donc – ou la mort. Car qui n’est pas vrai est déjà mort. Qui ne vit pas vraiment, en vérité, dans la vérité, est comme mort : sa vie n’est pas vraie vie, elle est simulacre. Et même la mort ne nous ravira ni liberté ni vérité. Nous sommes prêt au martyre – c’est-à-dire au témoignage à temps et contretemps. Personne n’ose faire une attaque en règle de l’homosexualité. Personne n’ose aborder le sujet, attaquer la question de front, ni aller au fond des choses. Personne n’ose parler franc. Tout le monde emploie de prudentes circonvolutions pour ne pas choquer le siècle, s’adonne à de pusillanimes tergiversations. Pardon si ces propos ont choquées. Nous ne voulons blesser personne. Mais il fallait couper court a cette pudibonderie ambiante, souvent oppressante et tyrannique, qui règne des qu’il s’agit de parler de la pédérastie. Nous savons bien que nous risquons l’opprobre public et médiatique, si ce n’est pénal (quel scandale !). Mais nous ne pouvons nous taire davantage ni jouer plus avant le jeu de cette terreur morale, de cette conspiration du silence. Bien sur, il ne s’agit pas pour nous d’éradiquer l’homosexualité ni de discriminer les homosexuels. Mais nous entendons garder notre liberté de pensée – et de parole. Libres de penser et parler et dire ce que nous pensons. Tant que l’homosexualité est moralement défendue, publiquement réprouvée, légalement ignorée, socialement contenue et discrètement vécue, tout va bien, ou presque : c’est un équilibre satisfaisant. L’ivraie pousse avec le bon grain, inutile de l’arracher – mais de l’encourager non plus. Mais quand elle prétend sortir du domaine strictement privé de la vie affective et sexuelle, personnelle et individuelle, et envahir la sphère publique, l’espace social, collectif, et se met à revendiquer une reconnaissance légale et sociale, une promotion morale, voire à s’imposer comme modèle existentiel, alors ça va très mal. Que l’on souffre donc que l’on critique librement l’homosexualité ! On souffre bien que l’on critique ouvertement la religion… Et qu’en lieu et place des cris et accusations qui pleuvront, l’on donne des arguments contraires, des raisons opposées… Car si l’on nous attaque sans raison, nous traitant de tous les noms, voire nous traînant devant les tribunaux, on aura beau jeu de rétorquer : si nous avons mal parlé, pourquoi ne nous montre et démontre-t-on pas en quoi nous avons mal parlé, en quoi nous avons tort ? Sinon, pourquoi nous attaquer, nous frapper, nous condamner ? Précisons tout de suite – et ce ne sont ni de belles paroles ni des gages données a l’air du temps – que nous avons comme tout le monde des amis homosexuels que nous aimons et respectons, de même que des amis athées, par exemple – sans pour autant partager ni leurs pratiques ni leurs opinions et sans qu’ils partagent les nôtres. Verrons-nous se déchaîner contre nous l’ire des homosexuels ou des athées parce que l’on attaque frontalement, sincèrement et franchement leur vision du monde ? Une inquisition aurait-elle chassé l’autre ? Nous en voudront-ils, nous tiendront-ils rigueur d’être un brin rentre-dedans, un tant soit peu provocateurs ? Auraient-ils donc le monopole de la provocation, de la désacralisation ? Ces propos seront-ils donc à leur goût sacrilèges, impies, blasphématoires ? Revendiquons-le : nous sommes des mécréants des valeurs contemporaines, des credos relativistes. Va-t-on nous traiter en hérétiques ? Catholiques, n’aurions-nous pas voix au chapitre ? Ce serait le comble, en cette époque de religion de la sacro-sainte tolérance… Le nihilisme éthique supporterait-il tout discours, à l’exception de celui qui le critique ? Nous verrons bien.